« Nous sommes la famille SRAPYAN Liana, Arsen et Yuri. Nous sommes Arméniens. Nous sommes arrivés en France à Nantes le 12 décembre 2012. Nous avons aussitôt déposé une demande d’asile. Le 25 mai 2013, notre fils Yuri est né.

En novembre 2013, le CADA de Nantes a trouvé pour nous un logement à Montélimar. Nous n’avions pas le choix de ne pas partir. Nous avons eu un refus par l’OFPRA et la CNDA. En mai 2015, nous avons dû quitter le CADA. Nous sommes allés à Dieulefit où nous avons trouvé un logement.

Nous avons commencé à travailler chez des particuliers et nous avons été rémunérés en CESU. Dès notre arrivée, Arsen a proposé ses services dans différents domaines : - Garde de chien à domicile - Chez les sœurs du Carmel : mise en place d’un fichier informatique - Au « Triporteur » : valoriste dans une association de recyclage - Depuis janvier 2020, Arsen a travaillé au sein de l’entreprise "Lien 26" , et moi je travaillais chez des particuliers où j’effectuais le nettoyage ; aussi j’organisais des séances de coiffure à domicile, ainsi que des stages de cuisine arménienne. Pour tous ces services, j’étais rémunérée en CESU. Je travaillais chez des particuliers 10 heures par semaine (ménage) .

 Dans la continuité de mes études universitaires en Arménie, je poursuis ma formation : stage de comptabilité pour différents centres de la Croix-rouge. J’intervenais aussi dans les épiceries solidaires : rayonnage et caisse.

Notre fils Yuri a été à la garderie dès notre arrivée à Dieulefit. A la rentrée de septembre 2015, il est allé à l’école maternelle, il aimait beaucoup son école. Il a fait de la natation, il participait aux activités culturelles et associatives, il a commencé le catéchisme avec les enfants de la paroisse.

 Le 5 juillet 2018 nous avons fait une demande de titre de séjour. Le préfet ne répondait pas. Et l’avocat a fait une demande au tribunal administratif le 02/05/2019 et le 18/06/2019 et le préfet a répondu qu’il ne pouvait pas valider le dossier parce qu’il manquait des documents. Mais le dossier était complet.

Nous sommes arrivés sur Nantes pour pouvoir travailler tout en ayant une reconnaissance, je veux dire avoir une carte de séjour. Nous sommes en France depuis 2012. Donc huit ans. Nous aimerions effectuer une régularisation sachant que notre enfant est scolarisé et nous sommes bien intégrés en France. Nous savons parler français et nous comprenons bien la langue également. »

 

Le 19 mars 2021, Liana a reçu un courrier de la Préfecture l’informant qu’elle allait avoir un récépissé l’autorisant légalement à travailler, en attendant la fabrication de sa carte de séjour.